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Style architectural

La plupart des édifices – en particulier ceux construits à des fins religieuses – sont conçus selon les canons d’un style architectural précis. Certains sont ouvragés et ornementés, tandis que d’autres sont plus simples et épurés. Les styles architecturaux des lieux de culte sont aussi variés que les groupes confessionnels qu’ils représentent. Cette rubrique vous permet d’étudier les nombreux styles qui apparaissent dans les lieux de culte de tout l’Ontario, mais également de découvrir le style de construction de chaque édifice – vous serez surpris de constater combien votre propre collectivité compte de styles différents. Apprenez à faire la différence entre le style néo-renaissance et le style « Commissioners Gothic ».

 
1. Art Déco
Le style Art déco, que l'on appelle aussi parfois « zigzag », tire son nom de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tient à Paris en 1925. Ce style s'applique également à la décoration, au mobilier, aux bijoux et aux créations industrielles de « l'ère du jazz ». Il surgit des décombres de la Première Guerre mondiale et cherche volontairement à se démarquer du passé. Ainsi, les éléments ornementaux et décoratifs sont dépourvus de références historiques, ou font appel à des références profondément transformées et stylisées. Ce style se caractérise par des formes géométriques angulaires, des motifs diagonaux et l'application d'ornements primitifs multicolores sur des volumes parallélépipédiques. Les surfaces et les enduits muraux utilisent des matériaux comme la brique, la pierre artificielle, la terre cuite et le stuc lisse. Les matières vedettes sont la terre cuite sculptée, la pierre de taille, les alliages métalliques modernes, la brique de verre et l'acier inoxydable. Dans les exemples les plus flamboyants, les fresques figuratives, les bas-reliefs et même certaines sculptures ont recours à la terre cuite, aux carreaux de céramique et à d'autres matériaux similaires. Les sols sont souvent constitués de dalles décoratives, de mosaïques, ou utilisent des revêtements de type granito. En Ontario, le style Art déco était très populaire à une époque dans les cinémas, les ensembles résidentiels à haute densité, les magasins et les immeubles de bureaux, mais il reste très rare dans l’architecture des lieux de culte de la province.

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2. Arts and Crafts


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3. Autre


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4. Beaux-arts
Ce courant néo-classique tient son nom de l’École des beaux-arts, une école française d’architecture qui exerça une influence importante pendant la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. L’architecture Beaux-Arts repose sur l’équilibre, la symétrie et la hiérarchisation des espaces – depuis les « espaces nobles » comme les grands vestibules et escaliers, jusqu’aux espaces utilitaires à caractère de plus en plus privé. Les bâtiments de style Beaux-Arts sont souvent majestueux et ornementés, mais ils affichent toujours une forme claire et une décoration classique constituée par exemple de colonnes. En Ontario, le style Beaux-Arts a surtout été utilisé pour des bâtiments municipaux. Le style Beaux-Arts n’est pas fréquent dans les lieux de culte de l’Ontario, même si on en trouve plusieurs exemples dans le Sud de la province.

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5. Classicisme édouardien
Le classicisme édouardien est lié au règne du roi Edward VII (1901-1910). Ce style comprend des éléments classiques (colonnettes, voussoirs, clés de voûte, etc.) qui sont toutefois mis en retrait et utilisés avec parcimonie. Le classicisme édouardien se caractérise par des conceptions simples et équilibrées, des toits rectilignes et des détails architecturaux plutôt sobres. Les blochets de chéneau et les contrevents forment des blocs, et la plupart des portes et des fenêtres ont un arc plat ou des linteaux en pierre lisse. Les édifices de style classique édouardien se caractérisent généralement par des surfaces lisses et un grand nombre de fenêtres. Si on le compare aux styles victoriens exubérants qui l’ont précédé, le classicisme édouardien exhibe des masses plus simples et compactes, un nombre réduit d’ornements et une palette de couleurs moins élaborée. Les détails architecturaux s’inspirent de ceux utilisés par les architectes de la Renaissance anglaise, Inigo Jones et Christopher Wren. Très prisé pour les bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels au début du XXe siècle, ce style est plutôt rare dans les lieux de culte de l’Ontario. Toutefois, les résidences des ecclésiastiques dans les lieux de culte étaient souvent de style classique édouardien.

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6. Géorgien
Techniquement, le terme « géorgien » fait moins référence à un style qu’à une période couvrant les règnes de George Ier à George IV (1715-1830). Toutefois, l’architecture géorgienne peut se définir par l’organisation formelle des parties; elle s’articule autour d’une composition symétrique enrichie de détails classiques, comme des façades à colonnes. L’architecture géorgienne dans le Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) s’inspirait de l’architecture vernaculaire des premières colonies américaines. On peut en trouver des exemples dans certaines des toutes premières villes du Sud de l’Ontario – en particulier dans les colonies de Loyalistes de l’Empire-Uni.

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7. Moderne
Après la Première Guerre mondiale, les concepteurs cherchèrent à s’affranchir du passé et à trouver une esthétique dénuée de toute référence historique. Les principes de l’architecture moderne furent adoptés par un grand nombre d’architectes et de formateurs en architecture influents. Toutefois, très peu de bâtiments « modernes » furent construits dans la première moitié du XXe siècle. Le modernisme gagna en popularité après la Seconde Guerre mondiale et devint le style architectural dominant des bâtiments institutionnels et professionnels pendant trois décennies. Si les caractéristiques exactes de l’architecture moderne peuvent porter à interprétation, elles incluent souvent l’utilisation de matériaux « modernes » comme l’acier, le verre et le béton. La forme découle de la fonction – alliant souvent simplicité et restriction des ornements. Le modernisme comprend plusieurs courants, dont chacun a une esthétique et un contexte théorique propres. Les lieux de culte de style moderne sont très nombreux partout en Ontario. De plus, beaucoup de lieux de culte plus anciens ont connu récemment des agrandissements reprenant ce style.

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8. Moderne


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9. Moderne – Brutalisme
Influencé par les formes architecturales post-Seconde Guerre mondiale de Le Corbusier, ce style tient son nom du terme « béton brut », en vertu duquel les marques de coffrage restent apparentes sur le produit fini. Le terme engloba par la suite les éléments de maçonnerie en béton rustiqué, comme on peut en voir dans les œuvres de Paul Rudolph. L’architecture brutaliste est très frappante dans sa forme, et a souvent recours à une géométrie angulaire répétitive. Le brutalisme était un style très prisé pour les bâtiments institutionnels de l’Ontario, à une époque de réinvestissement en faveur des infrastructures publiques, de prédominance des logements à haute densité et de développement des collèges et des universités pendant les années 1960 et 1970. Si le brutalisme est plutôt rare dans les édifices religieux de l’Ontario, l’utilisation de béton brut, qui en est la marque de fabrique, caractérise bon nombre d’édifices religieux modernes.

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10. Moderne – Déconstructivisme
Le déconstructivisme est une appellation qui s’applique à un courant de l’architecture post-moderne, à partir de la fin des années 1980. Si ses adeptes viennent de milieux divers et ne suivent aucune orientation unique ou théorique, ce courant se caractérise par la fragmentation – un concept visant à manipuler la nature de la surface ou du revêtement d’une structure et à utiliser des formes non rectilignes, de façon à déformer et à désorganiser certains éléments d’un bâtiment comme la structure et l’enveloppe. L’aspect visuel final des édifices qui reflètent les nombreuses « approches » déconstructivistes se caractérise par une imprévisibilité stimulante et un chaos maîtrisé. Parmi les architectes adeptes de ce style, citons : Peter Eisenman, Zaha Hadid, Wolf Prix et Lebbeus Woods. Ce style est très peu utilisé dans les lieux de culte de l’Ontario.

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