Skip to content Skip to navigation Skip to search

Personnes

 
1. Albert Carman
Grande figure du méthodisme canadien à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, Carman est d’origine iroquoise et fréquente le Collège Victoria, à Cobourg. Il travaille brièvement en tant qu’enseignant puis est nommé en 1858 au poste de directeur du séminaire de Belleville, qui deviendra le Collège Albert. Administrateur des plus doués, et après avoir intégré le ministère épiscopal méthodiste, ardent défenseur de l’éducation méthodiste, Carman joue un rôle clé dans le développement de cette école méthodiste au cours de son mandat de 17 ans. Après son élection en tant qu’évêque en 1874, Carman gagne en influence dans les affaires de l’église, notamment en tant que fervent défenseur de l’union entre les confessions méthodistes. Lorsque l’union est officialisée en 1884, Carman devient surintendant général de l’Église méthodiste, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1914.

2. Alexander Ferrie Kemp
Né à Strathclyde, en Écosse, Alexander Ferrie Kemp (1822-1884) devient ecclésiastique presbytérien et professeur au Canada. Kemp fréquente l’Université d’Édimbourg et le Collège presbytérien de Londres, en Angleterre, avant d’être ordonné en 1850 par l’Église libre du consistoire de Lancashire. Kemp est nommé aumônier du 26e bataillon d’infanterie (« 26th Foot Regiment », aussi appelé les « Cameronians » ou les « Scottish Rifles »), en garnison aux Bermudes. En 1855, Kemp accepte d’assumer les fonctions de pasteur de la St. Gabriel Street Church de Montréal et de secrétaire du consistoire de Montréal. Il quitte la ville en 1865 pour officier à la St. Andrew’s Church de Windsor, dans le Canada-Ouest (Ontario). Cet éminent érudit a également été rédacteur en chef de la lettre d’information de l’Église presbytérienne du Canada et a publié plusieurs articles sur la botanique aux Bermudes, aux États-Unis et au Canada. Critiqué pour ses opinions sur le manque de progrès au sein de l’Église presbytérienne du Canada depuis sa formation en 1861, il démissionne de ses fonctions et commence à enseigner dans différents collèges aux quatre coins du Canada et des États-Unis. En 1878, Kemp devient le directeur du Ottawa Ladies’ College avant de prendre sa retraite en 1883.

1 entrées trouvées
3. Ancien Washington Christian
Ordonné à l’église baptiste d'Abyssinie de New York, Washington Christian était un ancien esclave réfugié du Sud des États-Unis. Tout au long des années 1820 et 1830, il fonde des congrégations baptistes noires à Toronto, Hamilton, St. Catharines et Niagara Falls. Il fonde la première église baptiste de Toronto en 1826.

4. Archevêque Denis T. O'Connor
Né à Pickering, dans l'Ouest canadien (Ontario), Denis T. O’Connor (1841-1911) est le premier archevêque catholique de Toronto qui ne soit pas né à l'étranger. Après avoir achevé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Denis O’Connor rejoint la Congrégation de Saint-Basile en 1859, et il est ordonné prêtre en 1863. En 1869, il est nommé père supérieur du Assumption College de Sandwich (Windsor). Pendant les 20 ans qu’il passe à la tête de l'établissement, les bâtiments sont agrandis, le programme étoffé et à son départ, le collège compte trois fois plus d'élèves. En 1890, il est consacré évêque de London. Il gère les finances du diocèse avec une grande rigueur et insiste pour que les membres du clergé reçoivent une éducation très poussée. Son mandat à London est couronné de succès, et en 1899, il est élevé à l'archevêché de Toronto. L'archevêque O’Connor exerce un contrôle draconien sur les fonds paroissiaux, et cette rigueur, alliée à un respect très strict de la doctrine de l'Église, permet de remettre d'aplomb un archidiocèse alors en plein essor. Les livres d'histoire ont retenu son rôle d'éducateur ainsi que la prudence financière dont il a fait preuve lors d'une période de transition particulièrement délicate pour la communauté catholique.

5. Archevêque Fergus McEvay
Né à Lindsay, dans l'Ouest canadien (Ontario), Fergus McEvay (1851-1911) est un prêtre catholique devenu archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études au St. Michael’s College de Toronto, Fergus McEvay est ordonné prêtre en 1882. Il est chargé des diocèses de Peterborough et de Hamilton. En 1899, il est consacré évêque de London. Fergus McEvay militait pour des écoles catholiques séparées et pour une augmentation du nombre d'ecclésiastiques à l'échelle diocésaine. Entre 1904 et 1907, il intervient également en tant que médiateur entre le gouvernement de la province et les dirigeants catholiques, dans le cadre de débats relatifs au financement et à l'obtention d'une certification pour les enseignants des écoles catholiques séparées. Élu archevêque de Toronto en 1908, Fergus McEvay recrute de nombreux ecclésiastiques et fonde plusieurs paroisses pour les nouveaux immigrants de certains pays. En 1908, il participe à la création de la Catholic Church Extension Society afin de financer des missions destinées aux immigrants catholiques de l'ensemble du territoire. En 1910, Fergus McEvay fonde le St. Augustine’s Seminary sur les falaises Scarborough afin de former les ecclésiastiques canadiens anglophones.

6. Archevêque James Charles Cardinal McGuigan
Né à Hunter River (île du Prince-Édouard), James Charles McGuigan (1894-1974) est archevêque catholique de Toronto, puis cardinal. Après avoir terminé ses études de théologie à l'Université Laval et au Grand Séminaire de Québec, James Charles McGuigan est ordonné prêtre en 1918. Il enseigne à l'Université Saint Dunstan’s de Charlottetown, et obtient son doctorat en droit canon en 1927. Il occupe le poste de recteur au séminaire Saint-Joseph d'Edmonton (Alberta) avant d'être consacré archevêque de Regina par le pape Pie XI (1857-1939) en 1930. L'archevêque McGuigan est nommé au siège de Toronto en décembre 1934. Pendant sa charge archiépiscopale à Toronto, James Charles McGuigan jugule la dette du diocèse et lève des fonds pour établir des écoles catholiques séparées. En 1946, il est nommé cardinal-évêque à Santa Maria del Popolo à Rome, et devient ainsi le premier cardinal anglophone. James Charles McGuigan fonde plusieurs paroisses nationales dédiées aux nouveaux arrivants. La population de l'archidiocèse de Toronto passe ainsi de 125 000 à 750 000 âmes entre 1929 et 1973. Après avoir étendu l'archidiocèse de Toronto et fondé le nouveau diocèse de St. Catharines, l'archevêque McGuigan quitte son poste en 1971.

1 entrées trouvées
7. Archevêque John Joseph Lynch
Né dans le comté de Fermanagh (Irlande), John Joseph Lynch (1816-1888) est un prélat et un archevêque catholique officiant dans l'Ouest canadien (Ontario). Après avoir étudié en Irlande et en France, John Joseph Lynch devient missionnaire en 1841 et exerce ses fonctions en Irlande, au Texas et à Niagara Falls. Nommé à la succession de l'évêque Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891) à Toronto, il est consacré évêque de Toronto en 1860. Ses origines irlandaises expliquent pourquoi l'évêque tisse des liens particuliers avec les immigrants irlandais de la ville, qui ont quitté leur pays pour échapper à la Grande Famine (1845-1849). Il œuvre à l'amélioration des conditions régnant dans les écoles catholiques séparées et conseille le gouvernement provincial en matière de législation éducative. Toutefois, il est souvent amené à prendre parti dans les débats entre la communauté catholique à la communauté protestante, qui s'opposent sur la question du financement des écoles. En 1870, John Joseph Lynch est élevé à l'archevêché de Toronto alors qu'il assiste au premier concile du Vatican (1869-1870) à Rome. Il attire un grand nombre de candidats à la prêtrise et renforce les effectifs de l'archevêché en ordonnant 70 prêtres pendant sa charge. Il fonde également 40 églises dans tout le diocèse de Toronto. Il poursuit sa charge d'évêque jusqu'à sa mort, en 1888.

8. Archevêque John Walsh
Né à Mooncoin (Irlande), John Walsh (1830-1898) est un archevêque catholique ayant officié en Ontario. Après ses études au Séminaire de Saint-Sulpice à Montréal, il est ordonné prêtre à Toronto en 1854, et devient recteur de la cathédrale St. Michael’s en 1860. John Walsh, fin négociateur, règle de nombreuses querelles entre les catholiques et les protestants de Toronto, et parvient notamment à éviter qu'un conflit au sujet des arcs orangistes s’envenime lors d'une visite du prince de Galles. En 1867, il est consacré évêque de Sandwich (Windsor), et devient alors le plus jeune évêque de tout l'Ontario. Pour résoudre les problèmes d'endettement de son diocèse, il lance un programme de réduction des dépenses et transfère sa résidence de Sandwich à London, ville plus accessible. En 1881, le fardeau financier qui accablait le diocèse a été considérablement allégé et l'évêque commence alors la construction de la cathédrale St. Peter’s à London. À la mort de l'archevêque John Joseph Lynch (1816-1888), Walsh devient archevêque de Toronto. Quelques années avant sa mort (1898), Walsh ouvre le Mount Hope Cemetery, fonde le Sacred Heart Orphan Asylum ainsi que la St Vincent de Paul Children’s Aid Society of Toronto.

9. Archevêque Neil McNeil
Né à Hillsborough (Nouvelle-Écosse), Neil McNeil (1851-1934) est prêtre catholique et professeur avant de devenir archevêque de Toronto. Après avoir reçu l'ordination au Collège de la Propagande à Rome en 1879, McNeil devient recteur et professeur au St. Francis Xavier College de Nouvelle-Écosse, fonctions qu'il occupe jusqu'en 1891. Après avoir officié dans les paroisses de West Arichat et de Descousse (Nouvelle-Écosse) et de St. George’s (Terre-Neuve), il est consacré évêque de St. George’s en 1904, et devient archevêque de Vancouver en 1910. McNeil continue à administrer le St. Augustine’s Seminary et la Canadian Catholic Church Extension Society, tous deux fondés par son prédécesseur, l'archevêque Fergus McEvay (1851-1911). L'archevêque McNeil milite également pour une distribution équitable des impôts au bénéfice des écoles séparées en Ontario, s’emploie à soulager les tensions existant entre les catholiques et les protestants de son diocèse et contribue à l'établissement de 30 nouvelles paroisses. Il fonde aussi le China Mission Seminary et le Newman Club.

10. Archevêque Philip Pocock
Né à St. Thomas (Ontario), Philip Francis Pocock (1906-1984) a été archevêque de Toronto. Après avoir terminé ses études de théologie au St. Peter’s Seminary de London (Ontario), Philip Pocock est ordonné prêtre en 1930 et réintègre le séminaire en qualité de professeur. Le père Pocock est nommé évêque de Saskatoon en 1944, avant de devenir archevêque de Winnipeg en 1952. En 1961, l'archevêque Pocock quitte Winnipeg pour devenir archevêque coadjuteur de Toronto auprès du cardinal-archevêque James Charles McGuigan (1894-1974). McGuigan quitte son poste d'archevêque de Toronto en 1971, et Pocock lui succède. En sa qualité d'archevêque de Toronto, Pocock fonde 45 nouvelles paroisses. En 1976, il crée Sharelife, un organisme qui prête secours aux familles en difficulté, aux personnes ayant des besoins particuliers, aux personnes âgées, aux immigrants et aux réfugiés ainsi qu'aux enfants et aux adolescents. L'archevêque Pocock officie à Toronto jusqu'en 1978, date à laquelle il quitte cette charge pour redevenir prêtre à la paroisse St. Mary’s (Brampton), où il demeure jusqu'à sa mort, en 1984.

12345678910...