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Thèmes


 
1. Chemin de fer clandestin
Le chemin de fer clandestin est un réseau officieux de voies, de lieux de rendez-vous et d’abris secrets utilisés par les esclaves en quête de liberté qui cherchent à atteindre les États libres du Nord, le Canada, le Mexique et les Caraïbes. Prêts à tout pour fuir leur condition odieuse, les esclaves qui empruntent le chemin de fer clandestin affrontent de nombreux dangers et épreuves au cours de leurs voyages vers la liberté. Les esclaves fugitifs sont régulièrement poursuivis par des chasseurs d’esclaves professionnels et par des fonctionnaires fédéraux et, en cas de capture, leurs propriétaires leur font souvent subir des tortures et des représailles. Il a été estimé que près de 100 000 esclaves ont emprunté le chemin de fer clandestin dans un sens ou un autre – et on pense qu’environ 30 000 d’entre eux sont arrivés au Canada. Les destinations au Canada vont de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, mais la plupart des fugitifs se regroupent autour des Grands lacs inférieurs. Des abolitionnistes, des sympathisants et d’anciens esclaves – souvent organisés en petits groupes – aident les fugitifs en leur offrant un abri et des provisions et en les guidant le long du chemin. Une terminologie particulière est utilisée comme code pour identifier les différents éléments du voyage. Les personnes qui guident les esclaves en quête de liberté sont par exemple appelées des « conducteurs », et les abris sont désignés sous le terme de « stations ». L’Ontario compte plusieurs lieux historiques en lien direct avec l’arrivée des esclaves fugitifs depuis le Sud des États-Unis. Des membres et des ecclésiastiques de plusieurs confessions chrétiennes jouent un rôle actif dans le fonctionnement du chemin de fer clandestin, ainsi qu’en aidant les esclaves en quête de liberté dès leur arrivée sur le sol canadien.

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2. Colons loyalistes de l’Ontario
Les Loyalistes étaient des colons américains qui avaient soutenu la Grande-Bretagne durant la Révolution américaine (1775-1783). Pendant et après la Révolution, les Loyalistes étaient persécutés aux États-Unis. Ils étaient victimes de harcèlement et d’intimidation, et menacés d’emprisonnement; bon nombre d’entre eux se faisaient également confisquer leurs biens. À l’époque, le gouvernement britannique offrait des concessions de terre aux Loyalistes qui acceptaient de partir s’installer en Amérique du Nord britannique. On estime qu’environ 10 000 Loyalistes sont arrivés en Ontario au cours des années qui ont suivi la Révolution. Ils formaient un groupe hétérogène, qui comprenait des Highlanders catholiques, des presbytériens écossais, des calvinistes allemands, des luthériens allemands, des Quakers, des Autochtones, d’anciens esclaves, des méthodistes, des congrégationalistes et des anglicans d’origine anglaise. Les colonies loyalistes étaient généralement regroupées en fonction de l’ethnicité et de la religion. On trouvait des communautés loyalistes assez importantes à Long Point (lac Érié), dans la péninsule de Niagara ainsi que dans le comté d’Essex. Joseph Brant dirigea environ 2 000 Iroquois loyalistes vers une colonie établie le long de la rivière Grand. Sur ses rives, les Mokawks anglicans construisirent, en 1785, la plus ancienne église qui existe encore en Ontario, la chapelle Mohawk. La plupart des Loyalistes s’étaient établis dans les cantons nouvellement arpentés, qui étaient situés le long de la rive nord du Saint-Laurent. Un groupe de méthodistes s’installa à Adolphustown et érigea l’église Old Hay Bay en 1792, le plus ancien édifice méthodiste qui existe encore au Canada. Les Loyalistes catholiques écossais qui s’étaient établis dans les comtés de Glengarry et de Stormont formèrent une paroisse et construisirent l’église St. Andrew en 1801. Avant que les paroisses ne fussent établies et les églises bâties, les fidèles loyalistes faisaient leurs dévotions dans des maisons privées, bien souvent avec des profanes qui menaient les offices religieux. Lorsque la majorité des Loyalistes arrivèrent au Canada dans les années 1780, le territoire que l’on appelle aujourd’hui l’Ontario n’était autre qu’une étendue sauvage quasiment inhabitée, qui faisait alors partie de la province du Québec. Ses lois et institutions étaient, en grande partie, celles qui avaient été établies sous la tutelle française. Cependant, les Loyalistes étaient caractérisés par leur désir de mettre en place un système gouvernemental britannique. Pour répondre à ce besoin, on créa la province du Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) en 1791. On conféra une assemblée législative au Haut-Canada, qui était ainsi régi par la common law d’Angleterre. Les Loyalistes jouèrent un rôle important dans la construction de l’identité culturelle de l’Ontario et contribuèrent fortement à sa diversité religieuse.

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3. Congrégation de Saint-Basile (Basiliens)
La Congrégation de Saint-Basile (Basiliens) est établie en France en 1822 sous la forme d’un organisme clandestin consacré à l’éducation des prêtres suite à la fermeture des séminaires pendant la Révolution française. En 1850, les Basiliens sont invités au Canada par l’évêque Charbonnel de Toronto – lui-même ancien élève de l’école basilienne d’Annonay, en France – pour assurer l’éducation des jeunes catholiques au sein du diocèse. Deux ans plus tard, les Basiliens fondent le Collège St. Michael’s à Toronto, un établissement d’études secondaires et universitaires réservé aux garçons. En 1881, le Collège St. Michael’s est affilié à l’Université de Toronto. Il constitue l’un des plus anciens collèges appartenant à la fédération de l’Université de Toronto, et continue d’affirmer son caractère distinctement catholique. En 1929, les Basiliens du Collège St. Michael’s fondent l’Institut pontifical d’études médiévales, un organisme de renommée internationale qui abrite l’une des plus vastes collections de documents médiévaux en Amérique du Nord. Les Basiliens ont également une présence importante à Windsor. En 1870, ils prennent en charge à la fois le Collège Assumption, à Sandwich (Windsor), dont la direction était précédemment assurée par les Jésuites, et l’historique paroisse de l’Assomption – la plus ancienne paroisse catholique à l’ouest de Montréal. L’Université Assumption continue d’être dirigée par les Basiliens. Elle est désormais affiliée à l’Université de Windsor. En outre, les Basiliens établissent des paroisses à Amherstburg, Chatham, Owen Sound et Toronto, et se montrent actifs dans les collectivités de toute la province. Ils assurent l’éducation de nombreux futurs prêtres, évêques et archevêques, ainsi que de milliers de laïcs. En plus de diriger des paroisses et des écoles, les Basiliens créent des aumôneries dans de nombreuses universités de l’Ontario. Bien que la Congrégation de Saint-Basile ait été fondée en France, ses bureaux judiciaires se trouvent désormais à Toronto.

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4. Croissance de l’Église presbytérienne en Ontario
En 1875, les quatre composantes principales du presbytérianisme au Canada fusionnent, et la nouvelle Église presbytérienne au Canada est divisée en quatre synodes, à savoir : les provinces Maritimes; Montréal et Ottawa; Toronto et Kingston; et Hamilton et London. Alors que la communauté presbytérienne continue de s’agrandir, les limites des synodes font l’objet d’une révision pour refléter la croissance de la population, et de nouveaux synodes sont créés dans l’Ouest et le Nord du Canada. L’Église presbytérienne en Ontario s’étend vers le nord, et de nouveaux consistoires sont établis afin de refléter la croissance de la population dans le sud. De nombreuses communautés presbytériennes écossaises et irlandaises voient le jour dans l’Est de l’Ontario grâce à l’accroissement de l’immigration familiale et communautaire, et ce, en raison des conditions économiques instables en Europe pendant les guerres napoléoniennes (1800-1815). Entre 1901 et 1921, plus de 3,5 millions d’immigrants, dont beaucoup viennent d’Angleterre ou des États-Unis, arrivent au Canada, ce qui entraîne une augmentation considérable du nombre de fidèles appartenant à diverses dénominations protestantes dans le pays. Dès 1925, le Canada compte 380 000 presbytériens. Entre 1875 et 1925, plus de 200 églises presbytériennes sont édifiées partout en Ontario pour répondre aux besoins des nouvelles congrégations.

5. Expulsion de la population des Hautes-Terres
Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, plusieurs vagues d’expulsion de masse forcent les Écossais des Hautes-Terres à quitter leur région. Ces déplacements forcés entraînent une émigration vers les Basses-Terres écossaises, l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

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6. Franciscains récollets (Récollets)
Établis au début du XVIIe siècle, les Récollets constituent une branche réformée de l’ordre des Franciscains au sein de l’Église catholique romaine. Ils tiennent leur nom des lieux de méditation (en latin recollecti « recueillis ») et des monastères où les Frères Franciscains se retirent pour prier, faire pénitence et cultiver leur mémoire spirituelle. Connus pour leur force d’âme, leur piété et leur austérité, les Récollets sont souvent appelés à occuper les fonctions d’aumônier dans l’armée française. Un groupe de Pères Récollets arrive en Nouvelle-France avec Samuel de Champlain en 1615. Plus tard cette même année, le Père Récollet Joseph Le Caron devient le premier prêtre à fouler le sol de l’actuel Ontario lors de son voyage jusqu’au village huron de Carhagouha, situé près de la rive sud-est de la baie Georgienne. Pendant les années 1620, un certain nombre de Pères Récollets administrent des missions aux quatre coins du pays huron. Citons notamment Gabriel Sagard, qui écrit trois recueils importants sur l’histoire de la Nouvelle-France et sur la culture et la langue des Hurons. Les Récollets quittent la Nouvelle-France entre 1629 et 1632, alors que le territoire est aux mains des Anglais. Lorsque des missionnaires catholiques font leur retour dans la colonie, celle-ci est largement administrée par les Jésuites. Après la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques, les Récollets se voient interdire de recruter de nouveaux membres, mais ils continuent de le faire en cachette. Le dernier Récollet canadien, le père Louis, décède en 1848 à Québec. Les Récollets se fondent dans l’Ordre des Frères mineurs en 1897.

7. Gallicanisme
Le gallicanisme est un mouvement catholique qui cherche à limiter l’autorité du pape. À l’opposé de l’ultramontanisme, le gallicanisme prône la diminution de l’influence et de l’autorité du pape en faveur d’une gouvernance étatique, épiscopale ou confessionnelle. La doctrine, élaborée au sein de l’Église de France pendant plusieurs siècles, est détaillée dans la Déclaration du clergé de France (1682). Des mouvements gallicans voient le jour non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas et en Amérique du Nord.

8. Humanisme
L’humanisme est un terme général s’appliquant aux philosophies et aux comportements intellectuels qui se focalisent sur l’expérience, les valeurs et les préoccupations humaines. La recherche du savoir par le biais d’une utilisation structurée de la raison et des données empiriques est généralement considérée comme un aspect fondamental de l’humanisme. Bien qu’humanisme et religion ne soient pas antithétiques, l’humanisme séculier se caractérise par un rejet de la croyance religieuse.

9. Huronie
La Huronie désigne la région occupée par les Hurons avant les guerres iroquoises et délimitée par la baie Nottawasaga à l’ouest et le lac Simcoe à l’est – dans la partie nord de ce qui constitue aujourd’hui le comté de Simcoe. Ce terme n’est entré dans le langage courant qu’au XIXe siècle et s’applique habituellement à la période au cours de laquelle les Hurons et les Français entretiennent des relations.

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10. L’école du dimanche
On considère habituellement que l’histoire de l’école du dimanche commence avec les efforts déployés par Robert Raikes pour instruire les enfants pauvres à Gloucester, en Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle. Le principe de l’éducation des pauvres et des illettrés le dimanche – qui constitue souvent leur seul jour de repos – ne tarde pas à s’étendre, et des organismes dirigés par l’église sont créés pour enseigner la lecture, l’écriture et d’autres compétences fondamentales, aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Bien que liés aux activités de l’église, ces organismes sont souvent interconfessionnels et les cours ne sont que rarement organisés dans les édifices religieux. À mesure que le mouvement prend de l’ampleur, principalement en Angleterre et aux États-Unis, il devient fortement imprégné de notions protestantes relatives à la nature des enfants, à la nécessité du salut personnel et au rôle de l’éducation dans la vie spirituelle. Avec l’instauration du système des écoles parrainées par l’État au XIXe siècle, les programmes d’éducation générale des écoles du dimanche sont remplacés par le catéchisme religieux et l’étude de la Bible. Les écoles du dimanche deviennent ainsi plus étroitement liées aux confessions individuelles et les cours sont de plus en plus souvent organisés dans les églises – souvent au sous-sol ou dans des pièces situées derrière le sanctuaire. Dans la dernière moitié du XIXe siècle, les administrateurs des écoles du dimanche en Amérique du Nord sont influencés par des théories pédagogiques émanant du mouvement éducatif et par les réseaux d’écoles publiques. Les classes des écoles du dimanche commencent à être divisées en groupes de niveaux établis en fonction de l’âge et des résultats scolaires. Toutefois, de nombreuses personnes craignent que ces divisions freinent la communication et le dialogue au sujet des cours suivis par des élèves appartenant à des groupes d’âge différents et par les membres d’une même famille. En réponse à cela, une association interconfessionnelle, l’American Sunday School Union, adopte en 1872 le système des « Uniform Lessons » (cours uniformes), dans le cadre duquel chaque groupe de niveau et chaque classe de chaque école participante suit le même programme d’études, semaine après semaine, tout au long de l’année. Ainsi, chaque enfant assiste chaque dimanche à un cours sur un seul et même sujet – mais dont la teneur est adaptée à son groupe d’âge en particulier. L’école du dimanche représente une part importante de la vie religieuse et sociale des protestants pendant toute la première moitié du XXe siècle. Elle est souvent évoquée comme symbole de bonté, d’intégrité, de dévotion et de communauté.

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